Notre Histoire

Je ne suis pas d’ici. Et pourtant, ici, je me sens chez moi.
Je suis née à Royan, j’ai grandi à Perpignan — une fille de l’ouest et de l’océan, avec le soleil du Sud dans la tête et le bruit des vagues dans les oreilles.
Le Pays Basque, je l’ai rencontré enfant. En vacances, avec mes parents et mon frère. De simples souvenirs de plage, d’été, de journées qui n’en finissent pas. À l’époque, c’était juste un joli endroit où on passait l’été.
Et puis il y a eu une deuxième fois. Adulte, je suis revenue. Et là, tout a changé. Le Pays Basque ne s’est plus contenté d’être un décor de vacances — il est devenu un endroit où je voulais rester. Où je me suis sentie accueillie comme si j’avais toujours été là. Où j’ai compris que je pourrais y poser mon histoire.

     

L’idée d’une marque, elle, remonte bien plus loin.
J’ai toujours été dans le commerce. C’était une évidence, chez moi, depuis toujours. J’ai fait mes études de mode à Bordeaux — et c’est en deuxième année que j’ai su précisément ce que je voulais créer : une marque de vêtements pour hommes. Ou plus exactement, un concept store. Un lieu mêlant vêtements et décoration, pensé autour de l’univers masculin.
Pourquoi les hommes ? Parce qu’ils m’ont toujours entourée. Un frère qui me demandait mon avis sur tout. Un père au goût pointu, fou de mode, de belles choses, de décoration, de luxe. Des amis qui me sollicitaient dès qu’ils cherchaient une pièce, une idée, un cadeau. J’ai passé ma vie à conseiller les hommes qui m’entouraient, à dénicher des pépites, à avoir l’œil. L’idée de leur créer un lieu, un vrai — le leur — m’est venue naturellement.
Un lieu comme l’appartement d’un pote.
C’est ça, l’image qui m’a guidée. Je voulais créer un endroit où vous poussez la porte, et vous rentrez dans l’univers d’un type. Ses goûts. Sa sensibilité aux belles choses. Des vêtements, oui — mais aussi de la décoration, des textiles, des bougies, des petits objets qui racontent quelque chose. Un lieu où une femme peut se sentir bien aussi, évidemment, mais où l’univers reste assumé : masculin, sobre, chaleureux.
Et puis le nom. Le piment.
Indisciplinés, c’est mon caractère avant tout. Je n’ai jamais aimé les cases, les conventions étroites, les choses trop sages. Je voulais que ça se sente dans le nom de la marque — qu’il y ait un peu de tension, un peu de caractère, une forme d’assume.
Le piment d’Espelette, lui, est venu en même temps que le Pays Basque. Il est partout ici — dans la cuisine, la décoration, la peinture, le langage. Il n’est pas un décor, c’est un symbole d’appartenance. Une graine de caractère, piquée au cœur d’une terre qui ne fait jamais les choses à moitié. L’avoir brodé main sur chaque pièce, c’était une façon d’inscrire Indisciplinés dans ce territoire — discrètement, mais pour toujours.

Le Maroc, un choix du cœur autant que de la raison.
Pour fabriquer les vêtements, j’ai choisi le Maroc. Leur savoir-faire est immense — je le connaissais déjà par d’autres marques qui y travaillent — et je voulais des artisans proches de la France. Pour pouvoir me rendre dans les ateliers, discuter, ajuster, construire ensemble. Aujourd’hui, nous partageons une vraie relation de confiance. Chaque pièce qui sort de leurs mains l’est avec soin.
La broderie, elle, est réalisée dans le sud de la France. C’est cette ligne Maroc-France qui fait la singularité de chaque vêtement Indisciplinés.
La vision.
Je veux qu’Indisciplinés devienne une référence au Pays Basque. Pas une boutique de plus — un endroit. Un lieu où les personnes qui visitent ou viennent s’installer sur la côte basque puissent, à travers les vêtements, se projeter comme les locaux. Se sentir un peu d’ici, même quand on ne l’est pas tout à fait.
Parce que je sais ce que ça fait, d’arriver d’ailleurs et de tomber amoureuse d’un endroit.

Venez pousser la porte du 8 rue de la Salie. On sera là pour vous accueillir.